Discussion des arguments des partisans de la célébration du mawlid

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Titre: Discussion des arguments des partisans de la célébration du mawlid
Langue: Français
Auteur: Plusieurs auteurs - Saleh Ibn Fawzan Al-Fawzan
Correcteurs: Abu Hamza Al-Germâny
Publié par: Bureau de prédication islamique de Rabwah (Riyadh)
Brève description: Cet article démonte un par un sept des plus importants prétextes donnés par ceux qui prétendent la législation du mawlid soit le fait de fêter l’anniversaire du Prophète sur lui la paix et les prières d’Allah...
Date de l'ajout: 2008-03-04
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Description détaillée

Au nom d’Allah, l’Infiniment Mis ricordieux, le Tr s mis ricordieux

 

Discussion des arguments des partisans de la c l bration du mawlid

 

       Ceux qui soutiennent la perp tuation de cette innovation s’accrochent   des arguments plus faibles qu’une toile d’araign e. Ces arguments se pr sentent comme suit :

 

1/ Pr tendre que c’est une mani re de v n rer le Proph te (B n diction et salut soient sur lui).


       Notre r ponse est que la v n ration du Proph te (B n diction et salut soient sur lui) consiste strictement   lui ob ir,   ex cuter ses ordres,   abandonner ses interdits et   l’aimer. On ne le v n re pas en se livrant   des innovations (religieuses) ni en maintenant des croyances chim riques ni en perp tuant des actes de d sob issance. La c l bration du mawlid rel ve de cette cat gorie d’acte puisqu’elle constitue une d sob issance [au Proph te]. Les compagnons  taient ceux qui ont fait preuve de la plus grande v n ration   l’ gard du Proph te (B n diction et salut soient sur lui). C’est pourquoi Ourwa ibn Massoud dit   Quaraych :   Mon peuple ! J’ai fr quent  des rois notamment C sar et Cosro  et le N gus… Au nom d’Allah ! Je n’ai vu aucun roi faire l’objet d’une v n ration comparable   celle que les compagnons de Muhammad lui vouent. Au nom d’Allah ! Il ne crache pas sans que l’un d’eux rattrape le crachat et se frotte le visage et le corps avec. Quand il leur donne un ordre, ils s’empressent   l’ex cuter. Quand il fait ses ablutions, ils se pr cipitent sur le reste de l’eau qu’il a utilis e. Quand il parle, ils baissent leur voix et ne fixent pas leur regard sur lui en signe de v n ration. (Cit  par al-Boukhari, 3/178 n  2731, 2732, Al-Fateh : 5/388). Cette v n ration ne les avait pas amen s   c l brer sa naissance. Si cela  tait permis, ils l’auraient fait.

 
2/ L’observance massive de la pratique dans de nombreux pays !

 
       Nous r pondons en disant qu’un argument valable doit reposer sur ce qui a  t  rapport  de fa on s re d’apr s le Messager (B n diction et salut soient sur lui). Or ce qui a  t  rapport  de fa on certaine d’apr s celui-ci implique une proscription de toutes les innovations y compris ladite c l bration. La pratique des gens qui n’est pas fond e sur un argument ne peut pas  tre consid r e comme une preuve. Quel que soit le nombre des pratiquants. A ce sujet Allah dit:  Et si tu ob is   la majorit  de ceux qui sont sur la terre, ils t’  gareront du sentier d’ Allah.   (Coran, 6 : 116).

 

       Par ailleurs, Dieu merci, on trouve   chaque  poque des gens qui s’opposent   cette pratique et en d montrent la fausset . Aussi l’attitude de ceux qui la perp tuent en d pit de la r alit  qui leur a  t  expliqu e ne peut-elle pas servir de preuve.

 
       Parmi ceux qui se sont oppos s   la c l bration du Mawlid figurent Cheikh al-islam Ibn Taymiyya dans Iqtidha as-sirat al-moustaqim et al-imam ach-Chatibi dans al-itissam et Ibn al-Hadj dans al-Madkhal et cheikh Tadj ad-Dine Ali ibn Omar al-Lakhmi qui a consacr  un ouvrage   la question et Cheikh Muhammad Bachir as-Sahssawani al-hindi dans son livre Siyant al-insane et Sayyid Muhammad Rachid Rida qui a consacr  un trait  au sujet et cheikh Muhammad ibn Ibrahim al-Cheikh et d’autres qui ne cessent d’ crire chaque ann e dans les journaux et revues pour d noncer cette innovation au moment o  elle est mise en pratique.

3/ La c l bration du mawlid est une mani re d’ voquer le souvenir du Proph te (B n diction et salut soient sur lui) !


        Nous r pondons en disant que le musulman se souvient constamment du Messager (B n diction et salut soient sur lui). C’est le cas chaque fois que son nom est mentionn  dans l’appel   la pri re (adhan) et dans l’annonce de l’imminence du d but de celle-ci (iqama) et dans les sermons. C’est encore le cas chaque fois que le musulman prononce les Deux Professions de foi   la suite des ablutions et dans le cadre des pri res et chaque fois qu’il prie pour le Proph te (B n diction et salut soient sur lui) dans ses pri res (canoniques) ou apr s la mention de son nom. En outre, chaque fois que le musulman accomplit une bonne action institu e par le Messager (B n diction et salut soient sur lui), il se souvient de lui et celui-ci re oit pour l’action une r compense  gale   celle donn e   son auteur.

 
       Aussi le musulman ne cesse-t-il pas d’ voquer le souvenir du Proph te et  tablit un lien (spirituel) avec lui nuit et jour gr ce   la pratique de son enseignement. Il ne limite pas son action au jour du mawlid et ne s’attache pas   une innovation contraire   la sunna du Proph te (B n diction et salut soient sur lui) puisqu’un tel comportement l’ loignerait du Messager (B n diction et salut soient sur lui) et le mettrait   l’ cart par rapport   lui.

 
       Le Messager se passe volontiers de cette c r monie innov e (dans la religion) et se contente de ce qu’Allah a institu  pour le v n rer et t moigner de son respect. C’est   quoi le Tr s-Haut fait allusion quand Il dit :   Et exalt  pour toi ta renomm e ?   Coran, 94 : 4). En effet, on mentionne son nom chaque fois que celui d’Allah est mentionn  dans l’adhan, l’iqama ou le pr che. Ceci suffit pour le v n rer, t moigner de son amour, renouveler son souvenir et exhorter les gens   le suivre.

 
        Allah le Transcendant et le Tr s Haut n’a pas mis en relief dans le Coran la naissance du Proph te. En revanche, il a mis un accent particulier sur son investiture de la mission divine. A ce propos, Il a dit :  Allah a tr s certainement fait une faveur aux croyants lorsqu’ Il a envoy  chez eux un messager de parmi eux-m mes.   (Coran, 3 : 164) et :  C’est Lui qui a envoy    des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs …  (Coran, 62 : 2).

 
4/ La c l bration du mawlid est une initiative prise par un souverain juste et bien instruit afin de se rapprocher d’Allah !


       Nous r pondons en disant que l’innovation est   rejeter, d’o  qu’elle vienne. La bonne intention ne justifie pas une mauvaise action et le fait d’ tre   juste et bien instruit   n’implique pas qu’on est infaillible.

 
5/ La c l bration du mawlid est une belle innovation parce qu’elle exprime la gratitude envers Allah qui a mis   notre disposition ce noble proph te !

 
       On r pond en disant qu’il n’existe pas de belles innovations. Car le Proph te (B n diction et salut soient sur lui) a dit :   Quiconque introduit dans notre religion ce qui lui est  tranger le verra rejeter   (cit  par al-Boukhari, 3/167 n  2697, Al-Fath, 5/355).

 
       Le Proph te (B n diction et salut soient sur lui) a dit encore :   Toute innovation (religieuse) conduit   l’ garement   (cit  par Ahmad, 4/126 et par at-Tirmidhi sous le n  2676). Il a qualifi  toutes les innovations d’ garement. Mais l’autre dit :   Toute innovation n’est pas un  garement puisqu’il existe de belles innovations ! 


       Al-Hafidh ibn Rajab dit dans le commentaire des quarante hadiths :   la parole du Proph te   toute innovation (religieuse) conduit   l’ garement   rel ve un sens si large que rien n’y  chappe. C’est l’une des importantes r gles de la religion. C’est comme sa parole :   Quiconque introduit dans notre religion ce qui lui est  tranger le verra rejeter   (cit  par al-Boukhari, 3/167 n  2697, Al-Fath, 5/355). Quiconque invente une pratique et l’int gre dans la religion sans qu’on trouve un fondement   cela, v hicule un  garement sans aucun rapport avec la religion. Peu importe que cela touche les questions dogmatiques ou les actes ou les paroles manifestes ou cach s  . Voir Djami’ al-Uloum wa al-hikam, p. 233.


       Ces gens-l  ne s’appuient dans leur affirmation de l’existence de belles innovations que sur la parole d’Omar   propos des pri res de ramadan dites tarawih :   Quelle belle innovation que cela !   (Cit  dans Sahih d’al-Boukhari, 2/252 n  2010 sans cha ne de transmission, Fateh, 4/294).

 
       Ils disent encore :   on a innov  des choses que les anc tres pieux n’avaient pas d sapprouv es comme la compilation du Coran dans un seul livre, la transcription et la collecte des hadiths…  

 
       La r ponse est que ces choses ont leur origine dans la loi religieuse et elles ne constituent pas des innovations. La parole d’Omar :   quelle belle innovation que cela !   revient   employer le vocable   bid’a   (qui veut dire en arabe la chose invent e) dans son acception linguistique non religieuse. Quand on dit d’une pratique qui a un fondement dans la religion qu’elle est une   bid’a  , ce terme est alors employ  dans son sens linguistique.

 
        La compilation du Coran dans un seul volume est bien fond e. En effet, le Proph te (B n diction et salut soient sur lui) donnait l’ordre d’ crire les versets du Coran, mais ils  taient  crits de fa on  parse. Et puis les compagnons les ont rassembl s dans un seul livre.

 

       La pri re des tarawih fut c l br e par le Proph te (B n diction et salut soient sur lui) pendant plusieurs nuits avec ses compagnons. Par la suite, il se retira de peur que la pratique ne f t rendue obligatoire. Mais les compagnons maintinrent la pratique en c l brant la pri re tant t ensemble tant t individuellement, du vivant du Proph te (B n diction et salut soient sur lui) comme apr s sa mort. Et puis Omar finit par les rassembler derri re un imam comme on le faisait au d but avec le Proph te (B n diction et salut soient sur lui). Ceci n’est donc pas une innovation dans la religion.

 
       La transcription du hadith aussi a son origine dans la religion. Car le Proph te (B n diction et salut soient sur lui) avait donn  l’ordre de transcrire des hadiths   des compagnons qui le lui avaient demand . Du vivant du (B n diction et salut soient sur lui) on craignait que la transcription du hadith n’entra n t sa confusion avec le Coran. Apr s la mort du Proph te (B n diction et salut soient sur lui) cette confusion n’ tait plus possible parce que le Coran  tait complet et bien ma tris  avant la mort du Proph te (B n diction et salut soient sur lui). D s lors, les musulmans se mirent   transcrire la Sunna pour la pr server. Puisse Allah les r compenser par le bien au nom de l’Islam puisqu’ils ont bien pr serv  le livre de leur Ma tre et la Sunna de leur proph te contre la perte et la manipulation.

 
       On peut se demander aussi : pourquoi n’a-t-on pas commenc    manifester ce que vous consid rez comme une gratitude que r cemment? Pourquoi les hommes des meilleurs si cles comme les compagnons, leurs successeurs et les successeurs de ces derniers ne l’ont pas fait ? Pourtant, ils aimaient mieux le Proph te (B n diction et salut soient sur lui) et  taient plus attach s   la bienfaisance et   l’accomplissement de la reconnaissance (envers Allah). Est-ce que les initiateurs de la c l bration du mawlid  taient mieux guid s que ceux-l ? Savaient-ils mieux qu’eux se montrer reconnaissants envers Allah, le Puissant et Majestueux ? Pas du tout !

 

6/ La comm moration de la naissance du Proph te (B n diction et salut soient sur lui) traduit l’amour que l’on a pour lui. Mieux, elle en constitue un aspect. Et il est l gitime de manifester son amour pour le Proph te (B n diction et salut soient sur lui)…


       Nous r pondons en disant qu’il n ‘y a aucun doute que tout musulman doit aimer le Proph te (B n diction et salut soient sur lui) plus qu’il n’aime sa propre personne, ses enfants, ses parents et tous les hommes. Puisse mes p re et m re soient sacrifi s pour le d fendre (B n diction et salut soient sur lui). Mais cela ne signifie point qu’il nous est permis d’inventer des pratiques qu’il n’a pas institu es pour nous… L’aimer c’est lui ob ir et le suivre, car c’est l  que r side la plus importante manifestation d’amour. C’est   ce propos qu’on a dit :


Si ton amour  tait sinc re, tu lui aurais certainement ob i,

La personne aimante, assur ment, ob it   l’ tre qu’elle ch rit.


       Aimer le Proph te (B n diction et salut soient sur lui) implique la mise en pratique de sa Sunna, sa rigoureuse conservation et l’abandon de tous les actes et paroles qui lui sont contraires. Il est indubitable que tout ce qui est contraire   sa Sunna constitue une innovation condamnable et une d sob issance  vidente. C’est le cas de la c l bration du mawlid et les autres innovations. La bonne intention ne justifie pas l’introduction d’innovations dans la religion. En effet, la religion repose sur deux bases : la sinc rit  et la conformit . A ce propos, le Tr s Haut a dit :  Non ! Mais quiconque soumet   Allah son  tre tout en faisant le bien, aura sa r tribution aupr s de son Seigneur. Pour eux, nulle crainte, et ils ne seront point attrist s.   (Coran, 2 : 112). La soumission   Allah traduit la sinc rit  et la bienfaisance revient   se conformer   l’enseignement du Messager, sa Sunna.

 

7/ La c l bration du mawlid s’accompagne de la lecture de la biographie du Messager. Ce qui incite les gens   l’imiter et   le suivre…


       Nous leur disons que la lecture de la biographie du Messager (B n diction et salut soient sur lui) est exig e de tout musulman tout le long de l’ann e et durant toute sa vie. Quant   limiter cette lecture   un jour d termin  sans une preuve, c’est une innovation. Or toute innovation est un  garement   (cit  par Ahmad, 4/164 et par at-Tirmidhi, 2676). L’innovation (religieuse) n’entra ne que le mal et l’ loignement du Proph te (B n diction et salut soient sur lui).


       En somme, la comm moration de la naissance du Proph te (B n diction et salut soient sur lui) constitue, sous toutes ses formes, une innovation r pr hensible. Les musulmans doivent l’interdire et en faire autant pour toutes les autres innovations et s’employer   la revivification des pratiques proph tiques et   leur maintien. Il ne faut pas se laisser tromper par ceux qui propagent cette innovation et la d fendent. Car ces gens-l  s’int ressent davantage   la revivification des innovations qu’  la remise en valeur des pratiques proph tiques. Pire, il se peut m me qu’ils ne s’int ressent pas du tout   la revivification desdites pratiques.

 
       De tels hommes ne doivent pas  tre imit s, m me s’ils constituent la majorit  de la population. Il faut plut t imiter ceux qui suivent la voie que constitue la Sunna comme les anc tres pieux et leurs partisans, m me s’ils restent minoritaires. Car ce n’est pas   travers les hommes qu’il faut chercher   conna tre la v rit , mais c’est gr ce   la connaissance de la v rit  qu’on conna t les hommes (de v rit ). Le Proph te (B n diction et salut soient sur lui) a dit :   Celui d’entre vous qui vivra (longtemps) verra de grandes divergences. Mais attachez-vous alors   ma Sunna (conduite) et   celle des califes bien guid s. Cramponnez-vous-y (mordez-les   pleines dents). M fiez-vous des pratiques innov es, car toute innovation conduit   l’ garement. (Cit  par Ahmad, 4/126 et par at-Tirmidhi n  2676).


       Dans ce noble hadith, le Proph te (B n diction et salut soient sur lui)  nous a expliqu  en qui nous devrions nous r f rer en cas de divergence. De la m me mani re, il nous a expliqu  que tous les actes et paroles contraires   la Sunna constituent des innovations et que toute innovation conduit   l’ garement.

 

       Quand nous examinons la c l bration de la naissance du Proph te (B n diction et salut soient sur lui) nous ne lui trouvons aucun fondement ni dans la vie du Messager (B n diction et salut soient sur lui) ni dans celle des califes bien guid s. Elle fait donc partie des choses innov es et des innovations aberrantes. Voil  le principe que v hicule le hadith (susmentionn ). C’est aussi le sens de la parole du Tr s Haut :  si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez- le   Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ce sera bien mieux et de meilleure interpr tation (et aboutissement).   (Coran, 4 : 59).

 
       Se r f rer   Allah c’est retourner   Son noble livre. Se r f rer au Messager c’est retourner   Sa Sunna apr s sa mort. Le Livre et la Sunna constituent les seules r f rences en cas de dispute. O  est donc la preuve li e au Livre ou   la Sunna qui permet de soutenir la l gitimit  de la c l bration de la naissance du Proph te (B n diction et salut soient sur lui). Celui qui approuve cette pratique doit s’en repentir devant Allah le Tr s-Haut et se repentir des autres innovations. Voil  le comportement digne du croyant qui ne cherche que la v rit . Quant   celui qui s’ent te malgr  la clart  des preuves, c’est Allah qui s’occupera du r glement de son compte.                                                                                             


       Cela dit, nous demandons   Allah de nous aider   nous attacher   Son livre et   la Sunna de Son messager jusqu’au jour o  nous Le rencontrerons. Puisse Allah b nir et saluer notre proph te Muhammad, sa famille et ses Compagnons.

 


Extrait du livre : houqoq an-nabiy salla Allahou alayhi wa sallam bayna al-idjlal wa al-ikhlal p. 139 pr fac  par Dr Salih ibn Fawzan al-Fawzan, membre du coll ge des grands ul mas en Arabie Saoudite.

 

R vis  par

Abu Hamza Al-Germ ny

 

 

 

  Publi  par le bureau de pr che de Rabwah (Ryadh)

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